Mes Livres
« Les livres ne disparaîtront jamais. Il y aura toujours toujours deux mains pour accueillir un peu de langage, quelqu’un pour s’éloigner de la tribu et recopier les écritures que font les étoiles dans le ciel. »
Christian Bobin

Lignée suivi de Onze leçons pour mon miroir porte sur l’amour et la transmission dans un contexte d’adoption. Il ouvre sur la longue lignée des mères d’ici et d’ailleurs, qu’elles soient mères tendresse ou mères combat.
« Une poésie portée de l’intérieur d’une grande sensibilité de cette écrivaine reconnue pour ses précédentes publications et par l’obtention, dès ses débuts, du prix Octave-Crémazie. » (Mot de l’éditrice)
« Non seulement [l’oeuvre] est-elle solidement ficelée, mais la qualité de l’écriture et la densité du propos y sont remarquables. Voilà un excellent recueil. » ( Daniel Guénette, Nuit blanche )
« Une femme quelque part / T’a confiée au monde / Et tu m’as trouvée »
AMV édition, 2024

« Mireille Cliche signe son cinquième recueil de poésie : Le règne des incendiaires. L’humour parfois grinçant de l’auteure et son regard acéré pointent vers une mise en lumière des efforts qu’il faudrait faire pour inverser le cours des choses : est-ce la mort qui s’avance, le monde qui s’efface, le temps qui tourne sur lui-même? Il faut peut-être aller jusqu’à la limite pour trouver une réponse, la sienne propre. » (page 4 de couverture)
« Que les timorés s’effacent et que règnent les incendiaires / nous courons vers la lumière à la lueur des explosions »
Écrits des Forges, 2024

Une année entre ville et campagne. Quatre saisons, des anniversaires, le tumulte du monde… Une attention à l’instant, à tous les instants, quels qu’ils soient.
« Bientôt l’hiver craquera après avoir beaucoup pleuré
Des restes de miroir lècheront les anses du lac
Des rameaux plus tendres
Caresseront les palais des cerfs
Du bout du sentier nous regardera peut-être
Un vieux mâle à peine troublé
Par nos pas dans le dégel
Je tendrai l’oreille au ruisseau déluré
Secouant son mica sous la glace mince
Revenus du Brésil ou de la côte américaine
Des chants oubliés monteront du sommet des arbres
Parfois liquides parfois cassants les jours
Retrouveront teintes et sonorité
Des milliers de rigoles se fraieront un chemin
Dans la poussière le long des trottoirs
Nous verrons à nouveau presque incrédules
La vie reprendre son désordre
Ne rester de notre veille
Qu’une attente émerveillée. »
Éditions du Noroît, 2024


« Quand on m’a confié deux ou trois centaines d’illustrations [de Stéphane Jorisch], du croquis jusqu’à l’aquarelle aux couleurs explosives, en me demandant ce que j’y voyais, […] j’ai été frappée par le fait qu’elles grouillaient d’une vie propre, cohérente, qu’elles rendaient l’existence dans sa circularité. » (Mireille Cliche en introduction)
Les 400 coups, 2001

jacente, ce regard posé dans la dérive pour se réconcilier donnent à ce
recueil une intensité prégnante, de celle justement que les œuvres nais
santes ont parfois dans leur totale évidence. » (Hugues Corriveau, Lettres québécoises)

« La rue me traversait le ventre
au soleil de quatre heures
tout s’en allait finir
dans un grand coup de bleu »
Écrits des Forges, 1991

«Les mots alors, qui se lisent avec lenteur, avec émotion, qui disent le mal, la colère, la rancune, qui disent cela seul qui importe d’être dit, sont beaux et forts. Ils bercent et emportent, exigent d’être relus. Et encore.» (Lucie Côté, La Presse)
« Schéhérazade et sultane, je me raconte infiniment avec le seul dessein de repousser ma vie. Plus loin, un tout petit peu plus loin; c’est là toute mon oeuvre. Mais parfois quelqu’un me regarde, si intensément que je sens son oeil sur ma peau, et parfois même cela dure comme une lampe qu’on trouve ouverte au matin. Alors mes mains retrouvent un geste ancien pour épeler un visage, l’apprendre jusqu’à la fibre, le noyer dans ma chair. Je sais qu’on me tend une échelle mais je ne sais pas monter. C’est pourquoi je m’assois avec ma rage, ce que j’accumule de colère jour après jour, dans l’urgence de faire éclater ce carcan qui me tue. »
Éditions Triptyque, 1991

